À propos

Quatre membres du GROP à l’été 1995. De gauche à droite, Jean-Herman Guay, Pierre Drouilly, Pierre-Alain Cotnoir et Pierre Noreau. N’apparaît pas sur la photo Jean Noiseux, cinquième membre du  groupe.

Le Groupe de recherche sur l’opinion publique a été créé en réaction au constat que les forces souverainistes n’établissaient leur stratégie à l’hiver 1992 que sur la tenue de six groupes de discussion (focus groups), tandis que le camp fédéraliste investissait plusieurs centaines de milliers de dollars en recherche quantitative. Lors d’une rencontre dans un hôtel de Dorval réunissant les chefs de file de Mouvement Québec, la présentation de travaux portant sur l’état de l’opinion publique inquiéta Pierre Noreau, alors directeur général intérimaire du MNQ, et Pierre-Alain Cotnoir, à ce moment directeur des communications à la SSJBM.

Il fut aussitôt convenu de mettre en place un comité formé de spécialistes souverainistes afin d’amorcer un programme de recherches ayant pour but de modéliser l’opinion publique sur la question constitutionnelle. Ayant été responsable de la logistique des sondages thématiques réalisés par le PQ entre 1977 et 1979, Pierre-Alain Cotnoir reprit contact avec des membres du comité thématique ayant collaboré à ces recherches préparatoires au référendum de 1980. Édouard Cloutier, devenu entre-temps directeur du département de sciences politiques de l’Université de Montréal, déclina l’invitation. Cependant, il nous suggéra de contacter un jeune professeur de l’Université de Sherbrooke avec lequel il venait de publier un ouvrage sur la question nationale, Jean-Herman Guay. Aussitôt contacté, celui-ci accepta. Pierre Drouilly, autre collaborateur chevronné du comité thématique, accepta de prêter concours. La permanence du PQ fut également approchée pour que Michel Lepage puisse se joindre au comité. Pierre Boileau, directeur général, refusa que Michel Lepage collabore de quelque manière que ce soit aux travaux de l’équipe en voie d’être formée. Il nous suggéra plutôt de faire appel à Jean Noiseux, sociologue associé au groupe Multiréseau, qui venait d’offrir ses services professionnels au PQ.

Voilà donc plus de 25 ans que le GROP a été constitué. Au fil de ces années, ses membres ont mené un grand nombre de recherches pour le camp souverainiste, toutes organisations confondues. Parfois adulés, parfois honnis, ses membres n’ont cessé de chercher à parfaire leur compréhension de l’électorat québécois en relation avec la question nationale. Vous pouvez suivre l’évolution de leur pensée dans la sélection de textes que vous trouverez dans la section Publications sur ce site.

Qu’en est-il maintenant? Si les amitiés au sein du groupe se sont maintenues, les aléas de la vie ont mené chacun des cinq membres vers des parcours différents.  Plus particulièrement Jean Noiseux aura été frappé par la maladie en 1998 et le regretté Pierre Drouilly nous aura quittés en 2014.

Pratiquement, le GROP n’existe plus tel qu’il aura été au cours de ses meilleures années de production, mais ses travaux demeurent et je les rends accessibles (voir plus haut) à tous ceux et celles que cette question non résolue intéresse toujours: c’est-à-dire le devenir politique de notre peuple.

Par ailleurs, sur le blogue de ce site, je vais entreprendre de raconter le récit de mes péripéties avec les différents intervenants du monde politique depuis le temps où j’ai commencé à réaliser des sondages, soit depuis maintenant 40 ans.

Pierre-Alain Cotnoir, été 2017