Publications

  1. Proposition de suivie de l’opinion publique au cours de la campagne référendaire 1992 (septembre 1992)
  2. La leçon du 26 octobre: la patrie avant les partis (novembre 1992)
  3. La Mouvance ( novembre 1993)
  4. Les instables (1993)
  5. Analyse HOMALS des réponses aux énoncés contenus dans le sondage électoral de juin 1993 et fonction de la variable composite COHFED (août 1993)
  6. Résultats globaux du sondage réalisé dans la deuxième quinzaine d’août et portant sur les enjeux électoraux fédéraux (septembre 1993)
  7. Note concernant les échelles socio-culturelles de fonctionnalité, de normativité et symbolique en regard du sondage 3124 (septembre 1993)
  8. La force des indécis (juillet 1994)
  9. Analyse des groupes cibles à privilégier pour le PQ et le PLQ comparés à leur base électorale réciproque (été 1994)
  10. Les sédentaires et les nomades (1994)
  11. Quelques considérations concernant la stratégie référendaire (septembre 1994)
  12. Points saillants portant sur une segmentation de l’électorat (février 1995)
  13. Quelques réflexions concernant la démarche référendaire (mars 1995)
  14. Quelques réflexions stratégiques sur la souveraineté du Québec (avril 1995)
  15. Pourquoi le OUI ne peut pas décoller (avril 1995)
  16. Analyse du profil psychologique des répondants francophones en regard de la question constitutionnelle (mai 1995)
  17. Lettre à M. Dupré sur le plan de communication (juillet 1995)
  18. Le problème des répondants discrets dans les sondages et l’anticipation du vote final (juillet 1995)
  19. La solidité des intentions en faveur du OUI proposition de recherche quantitative (juillet 1995)
  20. Référendum 1995 – Une difficile course à obstacles (août 1995)
  21. Mémo à Jacques Parizeau (août 1995)
  22. L’intellectuel dans la société ouverte (novembre 1995)
  23. Les Si, les Décis et les Indécis: dans les interstices du référendum (décembre 1995)
  24. Les cinq constellations (janvier 1996)
  25. Liste d’actions post-référendaires (février 1996)
  26. Une segmentation mémétique de l’électorat (février 1996)
  27. La sédimentation du vote souverainiste (mai 1996)
  28. Regarder passer le train ? (mai 1996)
  29. Lettre au chef de cabinet du premier ministre (septembre 1996)
  30. Les coupures, les juges et nos appuis proposition de recherche (octobre 1996)
  31. Le risque d’enterrement (novembre 1996)
  32. Analyse partielle des résultats du sondage 7039 (février 1997)
  33. Le Bloc québécois? Solide comme le roc… (février 1997)
  34. Au Canada, un raz-de-marée libéral… (février 1997)
  35. Les dangers de l’abstentionnisme d’une frange de l’électorat québécois (mars 1997)
  36. L’opinion publique canadienne à la veille des élections fédérales (avril 1997)
  37. Entre le lys et l’érable – I. Requiem pour une défaite (septembre 1997)
  38. Entre le lys et l’érable – II. Les électeurs centristes (septembre 1997)
  39. Entre le lys et l’érable – III. Un nécessaire recadrage (septembre 1997)
  40. Dire aujourd’hui ce que nous sommes pour mieux déterminer ce que nous serons demain (octobre 1997)
  41. Quatre intellectuels en colère (décembre 1997)
  42. L’entente de Calgary Perceptions des répondants du Québec (décembre 1997)
  43. La recherche sur l’opinion publique, quelques éléments de réflexion (février 1998)
  44. La Météo politique (février 1998)
  45. Une analyse incomplète  &  L’obligation de prudence des scientifiques (mai 1998)
  46. Les électeurs ne sont pas des girouettes  (juin 1998)
  47. Les scientifiques et l’obligation de courage (juin 1998)
  48. Un jugement vicieux (août 1998)
  49. Les bonnes lunettes (septembre 1998)
  50. Pour la première fois depuis 6 mois… (octobre 1998)
  51. Pour connaître le centre de l’échiquier politique (février 1999)
  52. Bilan des travaux du GROP (août 1999)
  53. L’art de la défaite (août 1999)
  54. Dire ce que nous sommes aujourd’hui pour préserver notre droit de décider ce que nous voudrons être demain (décembre 1999)
  55. Mieux comprendre les Québécois à un moment critique de leur cheminement (décembre 1999)
  56. La fatique politique du Québec français (mai 2000)
  57. Les Centristes – Où logent-ils? (octobre 2001)
  58. Les effets des événements du 11 septembre sur l’opinion publique (octobre 2001)
  59. Le Québec « tranquille » (novembre 2001)
  60. Les Centristes -Identification d’une clientèle-cible (novembre 2001)
  61. Un modèle de l’opinion publique québécoise (juillet 2002)
  62. Des lacunes méthodologiques du dernier sondage Léger Marketing (décembre 2002)
  63. Le substrat culturel de l’ADQ (mai 2003)
  64. La saison des idées – Le Parti québécois, un parti rendu à maturité (octobre 2003)
  65. Sondage du PQ mené durant la première quinzaine de mars 2004 (avril 2004)
  66. L’électeur a ses raisons, que la raison ignore (avril 2004)
  67. Enquête d’opinion auprès des citoyens et citoyennes issus de l’immigration de la région de Montréal (avril 2005)
  68. Les jeunes Québécois et la politique (avril 2005)
  69.  Enquête dans la RMR de Québec et le Québec tranquille (mars 2006)
  70. État de l’opinion publique francophone au printemps 2007 (juin 2007)
  71. Analyse de l’évolution du vote au Québec 1998-2008 (août 2009)
  72. La grande illusion (mai 2010)
  73. Extraits du rapport moniteur (mars 2012)
  74. Sondage pré-électoral (juillet 2012)
  75.  Rapport d’analyses du panel de mai 2013  (juin 2013)
  76. Groupes de discussion dans Chaudière-Appalaches (septembre 2013)
  77. Analyse postélectorale de l’élection du 7 avril 2014
  78. Quelques contributions à l’examen de la question nationale (décembre 2015)
  79. La question nationale et la troisième voie (février 2016)
  80. Le délire est encore pire que le déni (juillet 2017)
  81. La question qui tue... (septembre 2019)

Présentations PowerPoint:

  1. Une stratégie sans élan (novembre 1997)
  2. A Modelization of Quebec’s Public Opinion (juillet 1998)
  3.  Description de l’opinion publique (décembre 2000)
  4. Les Centristes – Identification d’une clientèle cible (2001)
  5. Le Québec « mou » (août 2001)
  6. L’opinion publique québécoise en octobre 2001 (janvier 2002)
  7. L’opinion publique québécoise en février 2002 (février 2002)
  8. L’opinion publique québécoise en février 2002  version finale (mars 2002)
  9. La fenêtre  présentation au conseil des ministres (juin 2002)
  10. Les élections de 2003 – analyse des résultats (septembre 2003)
  11. L’opinion publique au Canada au printemps 2004 (avril 2004)
  12. Un modèle de l’opinion publique (avril 2004)
  13. La participation électorale (octobre 2004)
  14. Analyse écologique du vote linguistique aux référendums au Québec 1980-1992-1995 (octobre 2004)
  15. Un modèle de l’électorat québécois cours de P. Drouilly en sciences politiques à l’UQAM  (novembre 2004)
  16. Enquête auprès des communautés culturelles (novembre 2004)
  17. L’opinion publique au Québec et la souveraineté (janvier 2005)
  18. Le Québec « tranquille » (février 2005)
  19. Québec RMR Québec tranquille – présentation au PQ (février2006)
  20. Les élections de 2007 – analyse des résultats (avril 2007)
  21. Un nouveau paysage politique – reconfiguration de l’opinion publique québécoise au printemps 2007 (mai 2007)
  22. Un modèle de l’électorat présentation à Pauline Marois (juillet 2007)
  23. L’état de l’opinion publique 2008 – résultats préliminaires (février 2008)
  24. Tendances électorales Québec 2007-2008 (avril 2008)
  25. Un modèle de l’électorat – Des centristes aux réfractaires (mai 2008)
  26. L’électorat québécois, y a-t-il quelque chose à en comprendre? (octobre 2008)
  27. Évolution des intentions de vote référendaire depuis 1995 (mars 2009)
  28. Analyse des sondages de novembre 08 à juin 09 (août 2009)
  29. Québec-Canada 20 ans après Meech (mai 2010)
  30. L’identité québécoise: condition nécessaire pour la souveraineté (août 2010)
  31. Analyse des intentions politiques québécoises (janvier 2011)
  32. L’élection fédérale du 2 mai 2011 (septembre 2011)
  33. Intentions électorales – sondages 2011 (septembre 2011)
  34. Regards sur les mobilisations citoyennes et la conjoncture politique dans la perspective de l’indépendance (juin 2012)
  35. Post-mortem électoral (octobre 2012)
  36. Panel de mai 2013 (juillet 2013)
  37. Analyses électorales (mai 2014)
  38. Analyses post-électorales ( septembre 2014)
  39. La question nationale (septembre 2014)

Fichiers de données SPSS des enquêtes réalisées par le GROP

Vous trouverez ci-dessous en format compressé les questionnaires & brouillons, les fichiers de données et les sorties d’analyse SPSS de tous les sondages menés par le GROP de 1992 à 2014:

La Banque de données électorales

Il s’agit d’un chiffrier Excel contenant tous les résultats électoraux de 1970 à 2012 obtenus lors des élections provinciales, fédérales ainsi que lors des trois référendums, ventilés par secteurs de recensement et agrégés aux données des recensements réalisés entre 1971 et 2011. Ce travail colossal, fruit d’années de travail du regretté Pierre Drouilly, est offert aux chercheurs pour mieux comprendre l’évolution des intentions politiques sur une période couvrant plus de 40 ans.

Le Simulateur d’opinions

Dans ce dossier compressé, vous trouverez un programme de simulation de la transmission d’opinions au sein d’une population établi en fonction des spécificités de l’électorat québécois. Il s’agit d’un modèle multiagent nécessitant l’installation du langage Netlogo. L’application une fois lancée contient un guide d’utilisation, ainsi que la présentation du modèle reproduite ci-dessous.

Brève introduction au modèle:

Depuis les travaux pionniers d’Abelson & Bernstein en 1963 (1), plusieurs chercheurs ont développé des programmes informatiques simulant la diffusion d’idées ou d’opinions au sein d’une population.

Ce programme de simulation a été conçu à partir des résultats de travaux réalisés par le Groupe de recherche sur l’opinion publique (GROP) du Québec (Canada).

Ces travaux ont essentiellement porté sur la modélisation de l’électorat québécois en regard d’enjeux politiques. Les enquêtes réalisées ont mis en évidence la relation étroite existant au sein de l’électorat entre le niveau de polarisation sur ces enjeux et l’importance des représentations qui sous-tendent l’adhésion des électeurs à ces enjeux, c’est-à-dire la prégnance de cette adhésion pour chacun des électeurs.

Le fonctionnement de ce simulateur multiagent est établi sur cette relation. Il modélise la transmission au sein d’une population d’une opinion bipolaire.

La prégnance

Lors d’enquêtes portant sur des enjeux d’opinion, on se rend vite compte que ce ne sont pas tant les caractéristiques sociodémographiques des répondants qui permettent le mieux de les classifier en fonction de ces enjeux, mais plutôt des variables psychoculturelles décrivant des représentations favorisant l’une ou l’autre expression de l’enjeu. Par exemple, des répondants affichant des résultats élevés sur l’échelle d’autoritarisme présenteront de plus fortes tendances à adopter des points de vue convergents avec cette dimension psychologique. Les répondants favorisant l’une ou l’autre alternative d’opinion peuvent ainsi être caractérisés par des échelles de mesure décrivant un ensemble de « bassins d’attraction » influençant les trajectoires que pourront suivre les traits culturels auxquels ils seront exposés. L’intégration de ceux-ci se fait donc à travers des processus d’assimilation et d’accommodation (2) qui construisent et consolident les représentations soutenant l’adoption d’une opinion. Il ne s’agit pas d’une intégration faisant appel à un traitement strictement cognitif, mais également affectif. La part de l’affect dans la consolidation d’une opinion étant, dans bien des cas, déterminante. Adhérer à une opinion, c’est y trouver une zone de confort psychologique, ce qui implique de rendre congruente celle-ci avec l’identité de l’individu.

C’est pourquoi il convient mieux de parler de la prégnance d’une opinion que de simplement évoquer la capacité de représentations qu’un individu peut en posséder. Par ailleurs, un individu peut n’avoir acquis, sur un enjeu donné, que peu de prégnance, limitant d’autant ses dispositions à l’endroit de celui-ci. Pour des raisons diverses, allant de ses valeurs jusqu’à ses goûts, balisant d’autant son intérêt, une personne pourra n’avoir développé qu’une conception rudimentaire sur un enjeu particulier. L’entourage jouera donc un rôle important en contribuant à l’opinion qu’elle se forgera au fil des rencontres à l’intérieur de son réseau social.

Ainsi, l’intérêt porté envers l’actualité, le sentiment de compétence ou la capacité de représentations apparaissent fortement liés à l’expression d’opinions.

La polarisation

Une opinion bipolaire ne se présente pas seulement comme un choix binaire, mais comme un ensemble d’idées plus ou moins prononcées caractérisant la position de l’individu. Tout le spectre des positions, d’extrêmes jusqu’à modérées, peut y apparaître.

La transmission

On peut faire l’hypothèse que les opinions sont habituellement transmises d’un individu à un autre par celui qui possède la plus forte prégnance pour l’opinion transmise. Les individus possédant les plus faibles représentations sur un sujet donné sont également les plus susceptibles de changer fréquemment d’opinion. Nous qualifions de centristes les personnes qui présentent un tel comportement, car leur ambivalence les place au centre de gravité d’opinions bi- ou multipolaires. Ainsi, les centristes font montre d’une alternance soutenue au niveau de leurs intentions électorales, changeant souvent d’allégeance. Mais il ne s’agit pour autant pas d’indécis dans le sens où sont habituellement qualifiés les répondants à des sondages qui disent « ne pas savoir ». Ils expriment un choix, mais celui-ci peut changer facilement, selon les influences qu’ils recevront de leur entourage.

Des périodes de socialisation importante peuvent ainsi modifier substantiellement l’alignement politique des centristes. Lors de la campagne électorale fédérale de 2005-2006, nous avons pu suivre une telle transformation de l’opinion des centristes influencés par l’intense période de socialisation que constitue au Québec la période des Fêtes. Une fraction importante des centristes ont alors modifié leurs intentions électorales. Pour ces raisons, les centristes ont été qualifiés par certains auteurs de « papillons », en référence à leurs fréquents changements d’opinion.

Il est moins fréquent que les individus possédant une forte prégnance sur un sujet donné changent d’opinion. Ils formeront plutôt un groupe de partisans présentant des représentations structurées et passablement similaires sur ledit sujet.

Au sein du système complexe formé par une population en regard d’un sujet donné, les partisans correspondent à des zones plus figées tandis que les centristes correspondent à une zone plus chaotique.

Au fur et à mesure que les centristes acquièrent de meilleures représentations, qu’ils « se forgent » une opinion, nous postulons qu’ils subissent alors l’influence des membres de leur réseau social possédant une plus forte prégnance qu’eux sur ce sujet. Les individus assimilent ainsi certains des traits culturels de leurs pairs par un processus de contamination impliquant une multitude d’interactions sociales. Cette transmission au sein d’une population d’opinions polarisées se déploie en un processus dynamique non linéaire. Certains individus agiront comme des méta-influenceurs entraînant l’adhésion d’un grand nombre et suscitant chez les individus moins prégnants des renversements d’opinion inattendus. Des événements extérieurs viendront perturber cette dissémination, accentuant ou en ralentissant la progression.

(1) Abelson, R.P. & Bernstein, A. (1963) A Computer Simulation Model of Community Referendum Controversies, The Public Opinion Quarterly, Vol. 27, No. 1. , pp. 93-122.

(2) L’assimilation se définit comme l’intégration d’un nouveau processus au sein d’un système sans modification de la structure; s’il se produit un changement de structure, alors il y a accommodation. L’assimilation correspond à la résilience d’un système soumis à des contraintes pouvant être absorbées sans modification du fonctionnement général du système. L’accommodation survient lorsque, passé un certain seuil, ces contraintes font basculer le système vers un nouvel état d’équilibre impliquant des modifications en profondeur du système.